Article de l'Union du 5 Juin 2010

Publié le par Maternité Rethel

La maternité de Rethel de nouveau menacée de fermeture Sursis révoqué pour la maternité

Publié le samedi 05 juin 2010 à 11H00

Espoir de courte durée pour les sages femmes et autres personnels de la maternité de Rethel, qui doivent désormais digérer la nouvelle.

LE collectif de soutien à la maternité de Rethel pensait avoir gagné un sursis de six mois pour monter un projet, chercher un gynécologue et/ou des partenariats avec les maternités des alentours, mais l'espoir vient d'être enterré par l'agence régionale de santé (ARS), anciennement agence régionale de l'hospitalisation.
Rencontrés mercredi, les responsables de l'ARS, autorité de tutelle des établissements hospitaliers de la région, et donc du GHSA (groupement hospitalier Sud-Ardennes), n'ont visiblement pas pris la peine de se pencher sur le projet du collectif de soutien de la maternité. Ce, malgré le vote d'un moratoire par le conseil d'administration du GHSA il y a deux semaines (notre édition du 28 mai dernier).
Un moratoire qui laissait à penser que les autorités devaient étudier le projet du collectif avant toute prise de décision.
Un processus bafoué, semble-t-il, puisque les propositions ne seront même pas étudiées.
« Aucune possibilité de discussion », selon les représentantes du collectif de soutien, qui ont la rage et qui ont du mal à encaisser le coup.
Le projet était pourtant établi
Pourtant le projet était déjà plus qu'avancé. Et voilà que tout retombe à l'eau face à un argument de « rentabilité » avancé sans prendre de gants.
« Nous avions assuré nos arrières en travaillant sur un projet de maison périnatale (parallèlement à toutes nos actions). C'est-à-dire un centre d'hébergement retour de suites de couches précoces (6 heures après l'accouchement, 24 heures après césarienne) permettant d'entretenir la pérennité des IVG (interruptions volontaires de grossesse) et des interventions gynécologiques, de permettre un accueil des urgences gynéco et obstétricales avec l'expertise d'une équipe d'obstétrique, tout cela en plus de toutes les consultations que nous voulions développer, sur Vouziers et Rethel. Mais rien à faire, ce projet ne sera pas rentable, nous a-t-on rétorqué. Ce projet aurait au moins permis de maintenir un minimum d'accès aux soins. Et nous l'avions d'ailleurs monté sur les conseils de l'ARH datant de décembre » fustige le collectif qui n'admet pas que l'ARS et le conseil d'administration méprisent le vote du moratoire à ce point.
La réflexion sur l'arrêt de l'activité accouchement et le développement d'un centre périnatal de proximité de consultation se poursuit donc. C'est en tout cas le discours du directeur du GHSA, Philippe Mercier.
Maintenant, à savoir qui du conseil d'administration ou de l'ARS a le pouvoir de décision finale, cela semble un peu flou du côté de la direction du GHSA. Pourtant, il semble bien qu'il n'y ait pas vraiment photo. L'ARS dispense les budgets et avance le critère de rentabilité pour le maintien de telle ou telle activité. En d'autres termes, elle tient les cordons de la bourse et prend donc la décision finale.

Emmanuel DÉFENTE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article